Auteur :

Faress Boucherit

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Cotisations du kinésithérapeute en 2026 : ce que la CARPIMKO change vraiment

Si vous êtes kinésithérapeute libéral, 2026 va se voir sur vos appels de cotisations — et pas à cause du fameux « BNC à 25,6 % » qui circule partout. Ce chiffre-là ne vous concerne pas. En revanche, la CARPIMKO a bel et bien revu ses règles, et pour beaucoup de praticiens, ça représente autour de 1 000 à 1 500 € de plus sur l’année. Voici, sans jargon, ce qui change réellement pour les cotisations kinésithérapeute en 2026, combien ça coûte, et comment l’anticiper proprement.

Cotisations kinésithérapeute : le « BNC à 25,6 % » ne vous concerne pas

Première confusion à balayer. La hausse de 24,6 % à 25,6 % dont parlent les médias vise uniquement les micro-entrepreneurs (auto-entrepreneurs) en activité libérale non réglementée. Or la kinésithérapie est une profession de santé réglementée, affiliée à la CARPIMKO : vous ne pouvez pas exercer sous le régime micro-entrepreneur, et ce taux de 25,6 % ne s’applique jamais à vos honoraires.

Ce qui vous concerne, c’est autre chose : la réforme de l’assiette sociale des indépendants, et surtout les nouvelles règles de la CARPIMKO. Ce sont ces deux évolutions qui pèsent sur votre facture 2026.

Cotisations kinésithérapeute : ce qui augmente à la CARPIMKO en 2026

Deux changements concrets sont entrés en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026.

D’abord, la retraite de base : son taux plafonné passe de 8,23 % à 8,73 %. Ensuite, et c’est le plus structurant, le régime complémentaire devient 100 % proportionnel, à 8,70 %. Auparavant, il reposait en partie sur une cotisation forfaitaire avec des points attribués automatiquement. Désormais, fini le forfait : les points de retraite sont attribués uniquement en fonction du montant que vous cotisez réellement.

Ce qui change, poste par poste :

  • Retraite de base (part plafonnée) : de 8,23 % à 8,73 %
  • Régime complémentaire : d’un forfait + une part proportionnelle à 100 % proportionnel, à 8,70 %
  • PASS de référence : de 47 100 € (2025) à 48 060 €, soit +2 %

Conséquence : la plupart des kinés dont les revenus dépassent 35 000 € verront leur cotisation complémentaire augmenter, puisqu’elle suit désormais entièrement le revenu.

Cotisations kinésithérapeute : combien ça coûte vraiment ?

Les pourcentages parlent peu, un exemple parle mieux. Pour un kinésithérapeute à 45 000 € de revenus, la hausse de la facture CARPIMKO tourne autour de 1 200 € sur l’année, soit environ 100 € de plus par mois. Selon votre niveau d’activité, la fourchette globale se situe entre 1 000 et 1 500 € annuels pour un praticien aux revenus moyens.

À cela s’ajoute la réforme de l’assiette sociale unique qui concerne tous les indépendants hors micro (donc vous). Elle remplace les anciennes assiettes par une base unique avec un abattement forfaitaire de 26 %, et s’applique réellement à la régularisation d’avril 2026 sur vos revenus 2025. Son principe : faire baisser la CSG-CRDS (une part qui ne vous rapporte aucun droit) au profit des cotisations retraite. L’idée n’est pas de vous faire payer plus, mais de réorienter ce que vous versez vers des droits utiles — même si, dans la pratique, la régularisation peut faire varier le montant appelé.

Comment anticiper la hausse quand on est kiné

Trois réflexes simples.

  1. Provisionnez la régularisation d’avril 2026. C’est le moment où l’effet cumulé (CARPIMKO + assiette) se matérialise. Mieux vaut mettre de côté que découvrir l’appel au dernier moment.
  2. Vérifiez que vous déduisez bien vos cotisations. À la déclaration contrôlée, vos cotisations CARPIMKO sont intégralement déductibles de votre bénéfice. Encore faut-il une comptabilité qui les enregistre correctement. Si le choix de votre régime n’est pas clair, notre guide sur le régime fiscal du kinésithérapeute fait le point.
  3. Faites projeter votre situation. La hausse réelle dépend de votre revenu : un chiffrage personnalisé vaut mieux qu’une moyenne nationale. C’est exactement le rôle d’un expert-comptable spécialisé kinésithérapeute, qui connaît déjà la mécanique CARPIMKO.

Questions fréquentes

Le taux BNC de 25,6 % s’applique-t-il à mon activité de kiné ?

Non. Ce taux vise les micro-entrepreneurs en activité libérale non réglementée. La kinésithérapie étant une profession de santé réglementée affiliée à la CARPIMKO, vous n’êtes jamais soumis au régime micro-social ni à ce taux.

De combien augmentent mes cotisations CARPIMKO en 2026 ?

Pour un revenu moyen, comptez environ 1 000 à 1 500 € de plus sur l’année. Par exemple, à 45 000 € de revenus, la hausse est de l’ordre de 1 200 € annuels.

Qu’est-ce qui change dans le régime complémentaire ?

Il devient 100 % proportionnel (8,70 %). Il n’y a plus de cotisation forfaitaire ni de points automatiques : vos points dépendent uniquement de ce que vous cotisez.

Mes cotisations sont-elles déductibles ?

Oui. À la déclaration contrôlée, vos cotisations CARPIMKO obligatoires sont intégralement déductibles de votre bénéfice imposable.

Quand la hausse se voit-elle sur ma trésorerie ?

Les nouveaux taux s’appliquent depuis janvier 2026, et l’effet de la réforme de l’assiette se matérialise à la régularisation d’avril 2026 sur vos revenus 2025.

Vous voulez savoir ce que 2026 change pour VOUS ?

Entre le bruit médiatique et votre situation réelle, l’écart est grand. La seule façon de savoir combien vous paierez, c’est de projeter vos chiffres.

Faites le point en 30 minutes avec Faress Boucherit, expert-comptable spécialisé dans l’accompagnement des professionnels de santé. On chiffre l’impact 2026 sur votre situation et on cale la trésorerie à provisionner.

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